Lorna Heaton (Faculté de communication, U. de Montréal), Florence Millerand, Serge Proulx (Faculté de communication, UQAM), Mirjam Fines-Neuschild (Département de physique, U. de Montréal) et Rémi Toupin (Faculté des sciences humaines, UQAM)
Ce projet de recherche, financé par le CRSH, étudie les transformations des pratiques scientifiques dans le champ de recherche de la biodiversité selon deux axes : 1) l’accroissement de l’importance des amateurs dans la production et diffusion des connaissances scientifiques qui contribuent à produire et à rendre visible des registres de connaissances complémentaires aux connaissances académiques ; 2) le rôle des technologies d’information (plateformes collaboratives et bases de données) qui contribuent à élargir le cercle des acteurs impliqués dans l’activité scientifique et à susciter de nouvelles manières de travailler avec les données (réutilisation, combinaison). Le terrain de recherche est le Centre sur la Biodiversité de l’Université de Montréal, qui pilote le projet pancanadien Canadensys. Le projet se développe autour d’études de cas spécifiques, dont l’histoire des amateurs naturalistes, la numérisation de collections de spécimens (Herbier Marie-Victorin, collections d’insectes), la politique d’open data dans Canadensys, l’activité d’amateurs mycologues, les pratiques de type science 2.0 en biodiversité et l’étude d’initiatives de science citoyenne et participative, notamment l’herbier numérique collaboratif Les Herbonautes et les portails d’eBird en Amérique latine. La stratégie méthodologique, qualitative, inclut des méthodes ethnographiques, analyses historiques et discursives, et analyses de documents et des plateformes techniques.
